La Grande Compassion

Troisième Précepte

Les êtres vivants maternels ont été généreux envers nous au cours du cycle des vies où nous subissons des douleurs physiques et mentales.

His Holiness the Dalai Lama shaking hands with members of the audience at the conclusion of his talk on 'A Peaceful Mind in a Modern World' at American University's Bender Arena in Washington DC, USA on June 13, 2016. Photo/Jeremy Russell/OHHDL www.dalailama.com

*** Niveau Avancé

LEUR RENDRE LEUR BONTÉ

 

L’ensemble des êtres qui vous a donné de la bonté à travers le cycle des vies, éprouve aussi certaines douleurs physiques et mentales. S’ils ne souffrent pas actuellement, ils sont la proie d’actes déjà commis qui leur apporteront de la souffrance dans le futur. Et ils sont prêts à des actes dont il résultera encore plus de peines. Autour du monde, la règle veut que la bonté soit réciproque. Les gens qui ne s’y conforment pas sont considérés comme grossiers. Comment une personne, disciple de Bouddha, pourrait-elle être ainsi, et avoir l’intention d’assimiler les pratiques bouddhistes du degré supérieur, en ignorant ceux qui l’on élevé avec bonté depuis des vies ?

 

Comment agir avec réciprocité

 

Répondre à cette bonté en fournissant une aide temporaire aux êtres vivants est insuffisant, puisque cela est ponctuel. Si vous aidez une personne à atteindre une vie profitable lors de sa prochaine renaissance, ce n’est qu’un individu parmi tant d’autres. Au lieu de leur offrir seulement la capacité d’obtenir un support temporaire, le mieux que l’on puisse faire est de leur donner à tous de l’aide pour atteindre un niveau stable de réalisation, la paix sempiternelle de la libération du cycle de l’existence et la perfection absolue du corps et du mental de la bouddhéité. Tsongkhapa nous offre une description lucide de la réciprocité :

 

Imaginez que votre mère est folle, totalement perturbée. Elle est aveugle, sans guide, trébuchant à chaque pas. Alors qu’elle s’approche d’un précipice dangereux. Sur qui peut-elle compter pour l’aider, si ce n’est son enfant ? En qui peut-elle placer sa confiance ? Si l’enfant ne prend pas ses responsabilités pour la délivrer de cette peur, qui le fera ? L’enfant doit assurer sa sécurité.

 

Pareillement, la folie des émotions aliénantes perturbe la paix de l’esprit des êtres vivants, vos mères. Sans contrôle sur leur mental, elles sont folles, elles perdent de vue la voie pour une renaissance favorable, et les perspectives heureuses de la libération et de l’omniscience. Elles n’ont pas de maîtres qualifiés, un guide sur ce chemin de cécité. Elles sont paralysées, trébuchant à tout moment sur leurs actes nuisibles. Ces êtres nourriciers perçoivent principalement l’obscurité du précipice du cycle de l’existence, et en particulier des terres de douleurs. Elles comptent naturellement sur leurs enfants. Les enfants doivent accepter la responsabilité de les aider à sortir d’une telle situation. Avec cela à l’esprit, rendez à votre mère sa bonté et aidez-la à se libérer définitivement du cycle de l’existence.

 

Habituellement, on ne doit pas insister sur les carences des autres. Dans ce contexte, la méditation porte sur le triste état de ceux qui nous ont élevés. Vous devez vous exercer à élaborer cette motivation à leur rendre en retour la bonté qu’ils vous ont donnée, en évaluant concrètement leur situation.

 

Méditation contemplative

 

En considérant que :

 

1. Les êtres vivants maternels ont été généreux envers nous au cours du cycle des vies où nous subissons des douleurs physiques et mentales.

 

2. Ils sont aussi accablés par les actes qu’ils ont accomplis et qui engendreront de la souffrance dans le futur.

 

3. Par surcroît, ils ont des inclinations à commettre des actes qui susciteront encore plus de douleurs.

 

4. Il serait inconséquent de ne pas leur rendre les effets de leur bonté.

 

5. La réciprocité la meilleure serait de les aider à réaliser cette stabilité de l’esprit, cette paix durable, la félicité de la libération du cycle de l’existence et la perfection mentale et physique absolue de la bouddhéité.

 

6 Imaginez concrètement : Votre mère est folle, totalement perturbée. Elle est aveugle, sans guide, trébuchant à chaque pas. Alors qu’elle s’approche d’un précipice dangereux. Sur qui peut-elle compter pour l’aider, si ce n’est son enfant ? En qui peut-elle placer sa confiance ? Si l’enfant ne prend pas ses responsabilités pour la délivrer de cette peur, qui le fera ? L’enfant doit assurer sa sécurité.

 

Pareillement, la folie des émotions aliénantes perturbe la paix de l’esprit des êtres vivants, vos mères. Sans contrôle sur leur mental, elles sont folles, elles perdent de vue la voie pour une renaissance favorable, et les perspectives heureuses de la libération et de l’omniscience. Elles n’ont pas de maîtres qualifiés, un guide sur ce chemin de cécité. Elles sont paralysées, trébuchant à tout moment sur leurs actes nuisibles. Ces êtres nourriciers perçoivent principalement l’obscurité du précipice du cycle de l’existence, et en particulier des terres de douleurs. Elles comptent naturellement sur leur enfant. Les enfants doivent accepter la responsabilité de les aider à sortir d’une telle situation. Avec cela à l’esprit, rendez à votre mère sa bonté et aidez-la à se libérer définitivement du cycle de l’existence.

 

Imprégné par cette vision, entraînez-vous avec l’intention de leur retourner cette bonté que ces mères innombrables vous ont offerte, et aidez-les à se libérer de la souffrance et de sa limitation.

 

Sa Sainteté le Dalai-Lama

 

*** Mahayana

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