L'impermanence

« Un endroit préservé de la mort n’existe pas, ni dans l’espace, ni dans les mers, ni en restant protégé au cœur des montagnes. » Bouddha

His Holiness the Dalai Lama greeting members of the Tibetan community on his arrival at the O2 Indigo in London, England on September 19, 2015. Photo/Jeremy Russell/OHHDL www.dalailama.com

* Hinayana

La réflexion sur l'impermanence se fait en 3 niveaux :

 

1. Les désavantages de ne pas penser à la mort :

 

  • Nous ne pensons pas au Dharma ;

  • Nous y pensons, mais sans le pratiquer ;

  • Nous le pratiquons de manière impure ;

  • Nous ne pratiquons pas avec persévérance ;

  • Nous agissons négativement ;

  • Mourir en ayant des regrets ;

 

2. Les avantages de penser à la mort :

 

  • Y penser est très bénéfique ;

  • Y penser donne beaucoup de puissance à notre pratique ;

  • Y penser est important au début du cheminement ;

  • Y penser est important pendant le cheminement ;

  • Y penser est important pour mener notre cheminement à terme ;

  • Mourir en paix et joyeusement.

 

3. La manière de méditer sur la mort

 

Dans le cycle des existences, au cours de nombreuses renaissances et parfois en une seule vie, tout change continuellement. Il ne peut y avoir aucune certitude. Tout rassemblement se défait, tout statut élevé se termine par la chute, la réunion se change en séparation, et la vie s'achève par la mort. Même notre bonheur ne fait que passer. Tout ce qui est nôtre est livré à l'impermanence. Rien de ce que nous considérons être réel n'est permanent.

 

Une nouvelle naissance n'éloigne personne de la mort. En fait, nous ne cessons de nous en rapprocher, exactement comme des animaux menés à l'abattoir. Dans notre univers, chaque chose est soumise à l'impermanence et finira par se désintégrer. Le septième Dalaï-Lama disait: "Les jeunes qui paraissent solides et en bonne santé mais qui meurent tôt sont des maîtres qui nous enseignent l'impermanence. Comme au théâtre, après avoir joué un rôle, les personnages changent de costumes pour ensuite réapparaître sous d'autres traits".

 

D'après Lama Samten, il n'est pas difficile de reconnaître que la mort est certaine. Le monde existe depuis très longtemps, mais il n'y a pas un seul être sensible qu'on puisse qualifier d'immortel. Lorsqu'on apprend que l'on est atteint d'une maladie mortelle, on court d'un médecin à l'autre, pour être finalement envahi par la peur et la crainte lorsque qu'on voit qu'il n'y a plus rien à espérer. Puis nous voilà en train de manger notre dernier repas, de porter des habits pour la dernière fois, et de nous asseoir sans plus jamais avoir l'occasion de nous relever. Et soudain, notre corps tombe par terre, comme une masse, laissant notre verre d'eau à moitié plein. Et c'est la mort.

 

Il est important de réaliser que quelque chose de dangereux nous guette, quelque chose qui peut être imminent. Cette considération provoque un sentiment d'inconfort et d'agitation, mais nous permet de ne pas gaspiller notre vie humaine en vaines et futiles activités. " La pensée que, l'année ou le mois qui vient, j'aurai mené à bien toutes mes tâches et mes projets et pourrai enfin me consacrer à une parfaite pratique spirituelle, n'est autre que l'intervention du démon pour tout compromettre." (déclaration de Gungthang Tenpai Dronme dans Comment méditer sur l'impermanence).

 

Il est donc vain de s'attacher dur comme fer à cette existence, car même si nous vivions cent ans, il faudra mourir un jour. D'ailleurs, l'instant de notre mort ne nous est pas connu et peut se présenter à tout moment. Quand cela se produira, à quoi nous serviront nos biens ? À cet égard, la mort d'un milliardaire ne vaut pas mieux que celle d'une bête sauvage. Les seules choses qui auront de l'importance au moment de notre mort seront nos bonnes ou mauvaises actions, ainsi que le développement spirituel que nous aurons atteint. C'est la seule certitude.

 

Guéshé Lobsang Samten

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Réflexion méditative de Sa Sainteté le Dalai-Lama et plus d'information sur ce lien.

 

En considérant que :

 

1. La permanence ou l’inconscience de la mort créent l’idée négative que vous allez exister pour longtemps. Cela conduit ensuite à avoir des activités anodines qui vous fragilisent, vous et les autres.

 

2. La conscience de la mort vous pousse à penser à la probabilité d’une renaissance future et vous montre l’aspect avantageux de cette vie. Cela vous engage à vous consacrer à des activités solidaires à long terme, et à réfréner l’attrait de ce qui est superficiel.

 

3. Pour avoir le sentiment de l’imminence de la mort, méditez sur la force des trois principes, neuf raisons et trois résolutions :

 

Premier principe : méditer sur l’idée que la mort est certaine.

 

1. Car la mort est inévitable,

 

2. Car la durée de la vie n’est pas extensible et ne peut perdurer ne serait-ce qu’un peu,

 

3. Car la vie malgré sa durée ne nous laisse que peu de temps pour pratiquer.

 

PREMIÈRE RÉSOLUTION : JE DOIS PRATIQUER

 

Deuxième principe : méditer sur l’incertitude de l’heure de la mort.

 

4. Car la durée de notre existence dans ce monde n’est pas définie,

 

5. Car les causes de la mort sont multiples et celles de la vie rares,

 

6. Car le moment de notre mort est une inconnue, notre corps est si fragile.

 

DEUXIÈME RÉSOLUTION : JE DOIS PRATIQUER SANS ATTENDRE

 

Troisième principe : méditer sur l’idée que rien ne nous secourera au moment de mourir, sauf la pratique transformative.

 

7. Car au moment de la mort, les amis ne sont d’aucun secours,

 

8. Car au moment de la mort, la richesse n’est d’aucun secours,

 

9. Car au moment de la mort, le corps n’est d’aucun secours.

 

TROISIÈME RÉSOLUTION : JE VEUX ÊTRE DÉTACHÉ DES MERVEILLEUSES CHOSE QUI NOUS ENTOURENT

 

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