La Grande Compassion

Premier Précepte

< J’ai du mal à situer des endroits où vous n’êtes pas né, où vous n’avez pas vécu et où vous n’êtes pas mort dans le flux du temps. J’ai des difficultés à ne pas voir dans le long passé de chacun un père, une mère, un oncle, une tante, une sœur, un maître, un abbé ou un guide spirituel. > Bouddha

His Holiness the Dalai Lama interacting with the audio technician after being helped with his microphone before his talk in Indianapolis, Indiana, USA on June 25, 2016. Photo/Denis Kelly www.dalailama.com

*** Mahayana

RECONNAÎTRE QUE CHAQUE ÊTRE A ÉTÉ UNE MÈRE

 

Avec un état d’esprit équanime envers les autres, à l’étape qui suit, il faut engendrer la compassion: établir une perspective afin de pouvoir apprécier chez chaque personne qu'il y a des aspects attrayants. Ce n’est apparemment pas facile, mais considérez ceci:

 

- La prise de conscience, mentionnée plus haut, s’est effectuée dans le mental dont le continuum n’a pas de début.

 

- Le continuum de la conscience n’ayant pas de début, la personne, qui dépend de ce continuum, ne peut pas avoir de commencement.

 

- L’existence d’une personne ou du « moi » n’a pas de début, vous avez eu d’incalculables renaissances.

 

- En conséquence, dans le cycle de l’existence de la naissance et de la mort, vous êtes né dans d’innombrables endroits, sous des formes multiples.

 

- Les corps qui ont porté ces naissances ont été de formes variées, sortis d’un ventre ou d’un œuf.

 

- La plupart des naissances d’un ventre ou d’un œuf réclament un reproducteur, qui prend soin du nouveau-né.

 

- Alors, rien ne peut infirmer que chaque être personnellement n’a pas pris soin de vous dans le passé ou qu’il puisse ne pas le faire dans le futur.

 

Les bouddhistes appellent cet entraînement réflexif: « Reconnaître que chaque être vivant a été une mère ». Mais il ne faut pas forcément prendre votre « mère » comme modèle, il est question ici des êtres capables de protéger leur progéniture. Bouddha dit :

 

J’ai du mal à situer des endroits où vous n’êtes pas né, où vous n’avez pas vécu et où vous n’êtes pas mort dans le flux du temps. J’ai des difficultés à ne pas voir dans le long passé de chacun un père, une mère, un oncle, une tante, une sœur, un maître, un abbé ou un guide spirituel.

 

De cette manière, il est impossible de ne pas voir dans le moindre être vivant un être qui vous a nourri, qui vous aidé dans l’intimité.

 

Méditation contemplative

 

En considérant que :

 

1. Dès que vous comprenez que la conscience a été produite par une cause de forme analogue, le continuum mental apparaît alors sans commencement.

 

2. Dès que vous percevez que le continuum de la conscience n’a pas de commencement, la personne fondée sur ce continuum apparaît comme n’ayant pas de début.

 

3. Dès que vous savez que la personne ou le « moi » n’a pas de début, vous prenez alors conscience de naissances incalculables.

 

4. En conséquence, rien ne peut infirmer dans le cycle de l’existence de la naissance et de la mort que vous n’êtes pas né à tel endroit ou sous différentes formes.

 

5. Les corps qui ont porté ces naissances sont de formes variées, sortis d’un ventre (humain ou animal) ou d’un œuf (d’oiseaux ou d’autres ovipares).

 

6. La plupart des nouveaux-nés sortis d’un ventre ou d’un œuf réclament un être nourricier, qui en prend soin.

 

7. Alors, rien ne peut infirmer que chaque être personnellement n’a pas pris soin de vous dans le passé ou qu’il ne puisse pas le faire dans le futur.

 

8. Avec ce pressentiment fondamental, chaque individu est proche de vous, est un intime.

 

Sa Sainteté le Dalai-Lama

*** Niveau Avancé

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